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De l’eau contre du solaire, l’accord contesté entre la Jordanie et Israël. (reportage de REPORTERRE)

https://reporterre.net/De-l-eau-contre-du-solaire-l-accord-conteste-entre-la-Jordanie-et-Israel

Modèle israélien à haut risque !

https://orientxxi.info/magazine/ce-modele-israelien-de-lutte-contre-le-terrorisme-qui-fascine-politiciens-et,1480

 

Quand Israël qualifie de « terrorisme » le combat pour les droits humains

Le 22 octobre 2021, le ministre israélien de la défense a publié un ordre qualifiant six ONG palestiniennes d’organisations « terroristes ». Fondateur de la plus célèbre d’entre elles, Al-Haq, le juriste et écrivain palestinien Raja Shehadeh s’interroge : pourquoi maintenant ? Et si c’était lié à la procédure pour crimes de guerre contre Israël en cours devant la Cour pénale internationale ?

L’article entier est sur Orient XXI: lire

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La cueillette des olives est une saison importante que l’on passe en famille et une partie de l’héritage palestinien. Mais, entre vandalisme et attaques de colons, la fête tourne court.
[Alice Froussard, éditée par Ariane Schwab – franceinfo ;Radio France ;Publié le 26/10/2021 08:33]
La récolte des olives en Palestine bat son plein, le 25 octobre 2021. (ALICE FROUSSARD / RADIO FRANCE)

En ce moment, toute la Cisjordanie est aux couleurs de la récolte d’olives. Depuis les routes, on aperçoit les grandes bâches noires sous les oliviers sur lesquelles tombent les fruits, les échelles en bois, et des familles entières rassemblées sous les arbres. Mais cette saison traditionnellement festive tourne trop souvent au cauchemar pour de nombreux Palestiniens. Il n’y a pas de matinée sans que des propriétaires d’oliviers ne retrouvent leurs arbres saccagés, brûlés, coupés, ou vidés de leurs olives.

En deux semaines, plus de 1 600 arbres ont été vandalisés, selon les chiffres du bureau des Nations Unies pour les affaires humanitaires (OCHA). Il n’y a pas non plus de semaine sans attaques de colons – un affrontement ritualisé, violent, jets de pierre, gaz au poivre, voitures brûlées, vitres cassées, parfois menaces armées – qui semblent plus intenses que jamais cette année : plus d’une soixantaine d’attaques depuis le début de la saison.

Il y a aussi tous ces propriétaires d’oliviers qui ont perdu des terres, à cause du mur de séparation, et qui s’en désolent à chaque récolte des olives. C’est le cas de Ziad Othman, 62 ans, rencontré pendant la récolte à Jaroushiye, un petit village rural à côté de Tulkarem. Ses champs d’oliviers se trouvent à seulement 30 mètres du mur : « Chaque saison, c’est un challenge entre nous et l’occupation« , raconte-t-il, montrant du doigt le mur, et expliquant que ses terres, trop proches, sont considérées « zone militaire » par l’armée israélienne.

« On avait 40 hectares, qui venaient de mon grand-père. Mais quand ils ont construit ce mur, les Israéliens nous ont pris 17 hectares. Depuis, on n’a plus accès à ces terres, on ne peut pas cueillir ces olives. »

Ziad Othman, un agriculteur palestinienà franceinfo

La seule solution pour les Palestiniens d’avoir accès à ces terres, c’est d’obtenir un permis des Israéliens. Mais Ziad explique que c’était extrêmement compliqué : « Les premières années, ils nous donnaient des permis pour aller sur nos terres et récolter les olives. Et puis, ils ont arrêté. Désormais, si une famille entière demande des permis, peut-être qu’une seule personne, ou deux, en obtiendront. C’est vraiment la preuve qu’ils ne veulent pas que les gens aillent sur leurs terres. »

 

Le mur de séparation en Cisjordanie. (ALICE FROUSSARD / RADIO FRANCE)

Le mur de séparation en Cisjordanie. (ALICE FROUSSARD / RADIO FRANCE)

73 % des demandes d’accès rejetées par Tsahal

Selon un rapport publié mardi 26 octobre par l’organisation HaMoked, l’armée israélienne rejette 73 % des demandes de permis des agriculteurs palestiniens, pour l’accès à leur terres. Et moins de 1 % de ces permis ont été refusés pour des raisons dites « sécuritaires ».

En d’autres termes, il s’agit presque toujours de raisons bureaucratiques, pour non-respect des « critères » imposés par l’armée israélienne. Parfois cela peut être une parcelle considérée par Israël comme trop petite pour nécessiter un permis, ou encore le fait de ne pas être le propriétaire de la terre mais seulement un membre de la famille, des critères tout à fait arbitraires et de plus en plus restrictifs. Une chose est certaine : tout cela nuit gravement aux familles et aux communautés palestiniennes. Car pour certains, la récolte des olives et la vente d’huile issue de cette dernière sont les sources de revenus les plus sûres de l’année.

La récolte des olives en Palestine bat son plein, le 25 octobre 2021. (ALICE FROUSSARD / RADIO FRANCE)
https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/en-direct-du-monde/en-palestine-la-recolte-des-olives-vire-au-cauchemar_4804247.html
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Israël fait fermer un festival dans une institution du Secours catholique à Jérusalem

Les faits: Les autorités israéliennes affirment que des festivités, organisées à la Maison d’Abraham, avaient des liens supposés avec l’Autorité palestinienne. Ce que démentent fermement les organisateurs.

  • Nicolas Rouger, correspondant à Jérusalem, le 27/10/2021 à 19:21

La Maison d’Abraham est un havre de paix en haut d’une colline dans le quartier de Ras al-Amud à Jérusalem-Est, avec une vue imprenable sur la Vieille ville. Fondée en 1964 par le Secours catholique, elle prend en charge les pèlerins, avec « une attention particulière pour les plus démunis ». Ce n’est pas sa seule mission. « Nous voulons aussi contribuer à bâtir la paix, à notre niveau, en soutenant les initiatives de rencontre entre les peuples » explique Bernard Thibaud, directeur de la structure.

Un shabbat avec les chrétiens

Cette semaine, pour l’anniversaire de la déclaration Nostra aetate de 1965sur les relations de l’Église avec les religions non-chrétiennes, Bernard Thibaud avait été ambitieux. Il avait organisé « une journée festive avec les religieux d’Abou Ghosh, puis un festival de trois jours pour nos voisins musulmans, les enfants et les résidents des quartiers de Ras al-Amud et Silwan, avant d’accueillir la semaine prochaine un groupe de juifs pour partager un shabbat avec des chrétiens. »

→ À LIRE. En Israël, les évasions sonnent le ralliement pour les Palestiniens

À partir de mardi, deux compagnies de théâtres et le conservatoire Edward Saïd devaient se produire, avec le soutien financier du programme de développement des Nations unies (Pnud), de l’Autriche et de la Finlande. Mais les autorités israéliennes ont jeté un pavé dans la mare, empêchant le festival d’avoir lieu pour « liens supposés avec l’Autorité palestinienne ». Ce que les organisateurs démentent fermement.

« Nous n’avons pas eu pas eu le choix »

Cent vingt écoliers ont dans un premier temps pu assister à deux représentations, après l’inauguration par le consul général de France à Jérusalem, René Troccaz (le bâtiment bénéficie de la protection diplomatique de la France). Puis quatre policiers en civil se sont présentés vers 14 heures. « Ils étaient un peu embarrassés, mais ils nous ont donné un mandat, signé par le ministre lui-même. Nous n’avons pas eu pas eu le choix. » À 18 heures, le directeur de la Maison d’Abraham a fini par annoncer que le festival était annulé.

À lire aussi: Sur l’Esplanade des Mosquées à Jérusalem, la prière juive gagne du terrain

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<p><span style=Les autorités israéliennes se basent sur une loi annexe aux Accords d’Oslo de 1994, qui interdit toutes activités en lien avec l’Autorité palestinienne à Jérusalem. Pour les Palestiniens, ce type de décision fait partie d’une réalité quotidienne. « Ils trouvent toujours une raison – une fois, ce sont des fonds de l’Autorité, une autre, c’est la sécurité. On ne sait jamais comment se préparer », dit Suheil Khoury, directeur du conservatoire Edward Saïd, en soulignant que le festival n’avait rien de politique.

Ressentiment

« Comment vont réagir les enfants et les résidents ? s’interroge Yisca Hanari, historienne qui milite pour le dialogue interreligieux et organisatrice du repas de shabbat, finalement annulé. Tout ce qu’ils savent, c’est que l’État israélien a saboté quelque chose fait pour eux : cela ne fait qu’alimenter leur ressentiment. »

Cette décision est d’autant plus étonnante qu’elle émane d’un ministre travailliste, Omer Bar-Lev, dans un contexte volatile : la désignation de six ONG de défense des droits humains palestiniennes comme terroristes la semaine dernière a déjà fragilisé les relations entre Israël et les pays européens qui les soutiennent.

Joint par téléphone, le bureau du ministre affirme que les liens sont avérés « selon nos informations » qui « sont classées au secret ». Les artistes, eux, entendent se pourvoir en justice.

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Denis Sieffert / Edito Politis :Apartheid vaccinal

Israël prévoit de vacciner 70 % de sa population d’ici fin mars. Mais qu’en est-il des Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza ? Ceux-là sont froidement abandonnés au risque épidémique.

On connaît l’art israélien du soft power, cette capacité à valoriser l’image du pays pour accroître son influence, et à pousser dans l’ombre ce qu’il a d’inavouable. Le renseignement, le high-tech, le sport et jusqu’au Concours Eurovision de la chanson sont pêle-mêle les vecteurs habituels d’une communication assez habile pour faire oublier une politique coloniale qui a viré au racisme d’État. Avec la campagne de vaccination, le commerce israélien de l’image est florissant. Et une réalité est là, qui force l’admiration des Européens empêtrés dans leurs négociations avec les labos. Israël est le pays au monde qui a le plus vacciné. Fin janvier, 32 % de la population avaient reçu la première dose, et 18 % la seconde. Les autorités prévoient que 70 % des Israéliens seront vaccinés fin mars. De quoi faire des envieux. Il faut dire que Benyamin Netanyahou y a mis le prix, payant le vaccin Pfizer presque deux fois plus cher que l’Union européenne, pour être servi en premier et en abondance. Il n’est d’ailleurs pas sûr que l’UE ait le beau rôle dans cette sordide compétition vaccinale qui n’aurait pas lieu si le vaccin était un bien public mondial.

Quoi qu’il en soit, à un mois et demi de nouvelles élections législatives, le 23 mars, et à quelques jours de l’ouverture de son procès pour corruption, le Premier ministre a compris le profit politique qu’il pouvait tirer d’une campagne de vaccination réussie.

Pour cela, Israël s’appuie sur la redoutable efficacité d’une administration militarisée, toujours sur le pied de guerre, mais aussi sur une organisation sociale héritée de la première période travailliste, avec quatre caisses d’assurance maladie, les koupat holim, qui se chargent de l’intendance. Un mélange de centralisme autoritaire dans la décision et de décentralisation dans l’exécution. Mais rien de ce pays de neuf millions d’habitants n’est vraiment transposable. Ce qui invalide les discours sur une supposée exemplarité. Là-bas, le « nous sommes en guerre » d’Emmanuel Macron n’aurait choqué personne. Au contraire. Le virus est un terroriste comme un autre, et on sait mettre la liberté en veilleuse. Les Israéliens ont eu droit à trois confinements très stricts, avec fermeture des écoles. Les frontières sont bouclées, il est interdit de se déplacer au-delà d’un kilomètre de son domicile, et les visites sont sévèrement réglementées jusque dans la sphère privée. Les sites anti-vaccin sont bâillonnés, et Israël met au point un passeport vaccinal qui sera obligatoire pour recouvrer une vie normale. On est donc parfois plus près de la Chine que de la France. Seuls les ultra-orthodoxes qui refusent les « gestes barrières » continuent de mettre en péril la politique sanitaire du pays. Telle est la réalité. Une moitié de réalité en tout cas. Car, qu’en est-il des Palestiniens de Cisjordanie – hors Jérusalem – et de Gaza ? Ceux-là sont froidement abandonnés au risque épidémique. Le colon juif installé au cœur du territoire palestinien est vacciné ; pas le Palestinien. Ce qui a valu à Israël, de la part de l’ONU, un rappel à ses obligations de puissance occupante, en vertu de la convention de Genève de 1949.

Le comble du cynisme a été atteint dans la réponse à l’ONU du ministre de la Santé, Yuli Edelstein, qui a ressorti les accords d’Oslo de 1993 pour rejeter toute demande de vaccination des Palestiniens. Il s’en faudrait de peu que les Palestiniens aient droit momentanément à un État, le temps d’exonérer Israël de ses obligations humanitaires ! Seul point positif, la décision du procureur général, Avichaï Mandelblit, qui, contre l’avis du gouvernement, a imposé la vaccination des 4 400 prisonniers palestiniens détenus en Israël. Ne parlons pas des cinq mille doses « généreusement » attribuées aux quatre millions et demi de Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza… En fait, la politique ségrégative menée par Israël dans la crise sanitaire vient dramatiquement confirmer le rapport rendu public le 12 janvier par l’organisation israélienne des droits de l’homme B’Tselem. Pour la première fois, le mot « apartheid » y figure en toutes lettres. Il résonne fortement comme une référence à l’Afrique du Sud d’avant Mandela. Une comparaison qui fait trembler les dirigeants israéliens, qui redoutent le renforcement de la campagne BDS (boycott, désinvestissement, sanctions). Ils n’ont en tout cas rien à craindre de la future ambassadrice des États-Unis à l’ONU, Linda Thomas-Greenfield, qui s’est empressée de faire allégeance à Israël en stigmatisant BDS. Ce qui donne la mesure du « tournant » Biden au Proche-Orient…

La part d’ombre est donc envahissante. L’ombre, ce n’est pas ce qui n’existe pas, mais ce que le soft power veut faire oublier, et que l’on accepte de ne pas voir, un peu par crédulité, et beaucoup par complicité. Sans doute Israël a les apparences d’une démocratie communautaire. Mais l’Afrique du Sud aussi était une démocratie pour les Blancs, Afrikaners ou Anglo-Sud-Africains. Avec la pandémie, le pays est en face d’une contradiction historique. Pour avoir liquidé la solution à deux États, et réduit à l’impuissance l’Autorité palestinienne, Israël se trouve aujourd’hui confronté à la question de l’égalité des droits de tous les citoyens, de la Méditerranée au Jourdain. Une responsabilité que les dirigeants, auteurs en 2018 d’une loi proclamant Israël « État nation du peuple juif », ne veulent pas assumer. C’est pourtant la question à laquelle ils ne cesseront d’être désormais confrontés.

3 réponses à “z’infos”

  1. 4 11 2018
    michel peyrache (10:39:58) :

    L’endroit est bien choisi, c’est un super salon. j’y serai aussi sur 3 ou 4 stands suivant besoins.

  2. 17 12 2020
    avril genevieve (10:13:23) :

    Bonjour je suis allée sur votre site et j’aimerai passer commande c’est pour moi

    et pour aider votre association merci Genevieve

  3. 23 12 2020
    mansourroyon (22:45:50) :

    je vous écris de suite !

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